21 février 2017 ~ 0 Commentaire

Islam: une jeunesse vers la radicalité?

La présidentielle bât son plein. Chômage, poids de l’Etat, finance, dette, politique étrangère, sécurité intérieure… de nombreux sujets sont abordés mais il en est un qui se fait plus discret auprès des candidats (excepté le Front National): l’islam, sa jeunesse et son rapport à la république.

En effet si il faut démystifier le nombre de musulmans radicaux en France (entre 10000 et 15000) on est obligé de se questionner sur l’évolution de cet islam auprès des croyants. Car si ce chiffre semble marginal il était calqué sur une population croyante et pratiquante moins conséquente qu’aujourd’hui.

En 2013, Hugues Lagrange, sociologue au CNRS ,selon son étude, 90 % des 18-25 ans respectaient les prescriptions alimentaires musulmanes et le ramadan, soit plus que leurs aînés. L’impact des pratiques religieuses est donc plus ancré dans la génération actuelle que dans la précédente et les revendications  se font désormais plus pressantes (voile, menus halal dans les cantines scolaires…).

Si le chômage et la sensation de mise à l’écart jouent un rôle, on remarque également que les valeurs religieuses dans les banlieues se substituent au fur et à mesure aux valeurs républicaines. Outre l’augmentation significatives des lieux de cultes (+1000 de 2000 à 2012), de nombreux élus locaux font remonter l’existance d’organisations salafistes  qui créent un lien social sous forme d’associations allant jusqu’a entrainer la déscolarisation et assurer « l’éducation » des plus jeunes. Si ces associations sont légales leur financement n’en reste pas moins opaque et le manque de contrôle de l’Etat en la matière est plus qu’inquiétant.

Un élu PS de Sarcelles confirmait sur LCI le fait que les quartiers étaient de plus en plus aux mains des « barbus » et qu’il se sentait impuissant car il n’avait que peu de leviers pour agir contre cette menace grandissante.

Difficile de quantifier la progression de la pensée radicale même si on observe la tendance à la hausse. L’affaire Mehdi Meklat est le reflet de cette dernière montrant une certaine jeunesse de banlieue criant à « l’infidèle », au « chiens », s’accaparant le conflit israelo-palestinien, partant en Syrie… Devons nous nier ces problèmes comme le font les islamo-béas si prompt à confisquer le débat et fermer les yeux sur tout cela? Ou la France doit elle prendre ses responsabilité et assurer fermement le respect des valeurs républicaines y compris dans les territoires dits « perdus »?

SireDrake.

 

 

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